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Enerzine.com - les dernières brèves
Le pétrole est le premier contributeur de nos besoins énergétiques ; C'est une source d'énergie non renouvelable, dont le stock diminue au fur et à mesure que nous le consommons. Or, nous en avons encore besoin car les énergies alternatives ne sont pas prêtes pour le remplacer massivement. Alors la fin du pétrole, c'est pour quand ? Entretien avec Roland Vially, géologue à IFP Energies nouvelles (IFPEN) Où en est-on des réserves de pétrole ? R. V. : Le monde a déjà consommé 1 200 milliards de barils de pétrole. Les réserves prouvées de pétrole représentent aujourd'hui 1 500 milliards de barils. Ce qui représente 40 ans de notre consommation actuelle. Il faut cependant relativiser ce chiffre de 40 ans puisqu'il faut tenir compte de la théorie du peak oil. Selon cette théorie, à partir du moment où nous aurons produit la moitié de nos réserves, la production cessera d'augmenter et commencera à décliner. Mais la date du peak oil n'est pas figée car le chiffre des réserves prouvées évolue. En effet, les réserves varient avec le prix du pétrole et les progrès de la technologie : • Les progrès techniques nous permettent d'exploiter des gisements plus complexes. • Plus le prix du pétrole est élevé, plus les réserves augmentent car il devient rentable d'exploiter ces gisements Y a-t-il des incertitudes sur les chiffres de réserves ? R. V. : Les réserves sont estimées mais ne sont pas réellement mesurées. Il y a donc des incertitudes, notamment dans les pays où le chiffre des réserves ne peut être contrôlé. Ainsi, près de 80 % des réserves sont détenues par des compagnies nationales qui n'ont pas l'obligation de les faire certifier. Certains géologues pessimistes contestent les chiffres officiels. Selon eux, nous aurions déjà atteint le peak oil. Mais force est de constater que, pour le moment, la production a toujours satisfait la demande. Pour les plus optimistes, la date du peak oil se situerait aux alentours de 2025 en tenant compte des nouvelles découvertes, 2035 si l'on prend en compte l'exploitation des pétroles non conventionnels. Peut-on faire de nouvelles découvertes ? R. V. : On fait encore aujourd'hui de nouvelles découvertes. Ainsi, des gisements ont été récemment découvert au large de la Guyane française ainsi qu'en Mer du Nord, zone qui était supposée avoir été totalement explorée. Mais les champs découverts sont de plus en plus petits, de plus en plus complexes et les découvertes ne couvrent plus la consommation depuis les années 80. Certaines régions restent peu ou pas explorées comme l'Arctique. Mais leur valorisation dépendra des coûts d'exploitation et des impacts environnementaux. Enfin, on peut aussi espérer exploiter plus efficacement les champs pétroliers. Aujourd'hui, les 2/3 du pétrole restent emprisonnés dans la roche. Des techniques qui améliorent ce taux de récupération sont développées, comme l'injection d'eau ou de CO2 pour maintenir la pression. Et les pétroles non conventionnels ? R. V. : Les pétroles et gaz non conventionnels désignent des hydrocarbures très difficiles à extraire et qui nécessitent des techniques de production spécifiques : • les pétroles denses et visqueux comme les sables bitumineux du Canada et les huiles lourdes du Venezuela, • les hydrocarbures de roches-mères comme les schistes bitumineux mais surtout les pétroles de schistes. Les progrès techniques permettent dans certains cas de les exploiter. Mais leur production à grande échelle pose le problème de leur rentabilité et de leur impact sur l'environnement. La recherche, notamment à IFPEN, a un rôle important à jouer pour développer des technologies d'extraction offrant toutes les garanties de sécurité et jugées acceptables sur le plan environnemental. Faut-il se préparer au déclin du pétrole ? R. V. : Quelle que soit la date du peak oil, il faut s'y préparer et réduire, dès à présent, notre dépendance au pétrole. D'autant qu'il faut s'attendre à ce que son prix soit durablement élevé. Mais on ne peut pas se passer du pétrole du jour au lendemain. La solution repose sur un "mix énergétique" associant les hydrocarbures aux énergies nouvelles, lesquelles viendront progressivement les remplacer. Ainsi, sera assurée la transition entre le système énergétique actuel et celui de demain. A IFPEN, nous préparons cette transition vers un monde sans pétrole. Nos activités historiques liées aux hydrocarbures se sont élargies aux nouvelles énergies (biocarburants, véhicule hybride, éolien, etc.), qui représentent aujourd'hui la moitié de nos programmes de recherche. Le saviez-vous ? • Part des hydrocarbures (pétrole et gaz) dans la consommation énergétique mondiale : 54 % aujourd'hui, 50 % en 2035, selon l'Agence nationale de l'énergie. Cette part diminuera donc en pourcentage mais continuera à augmenter en volume • 7 milliards d'habitants en 2012. Avec une croissance annuelle de 1 %, la population mondiale atteindra 8,5 milliards en 2035. L'augmentation de la population mondiale associée au développement des pays émergents expliquent l'augmentation de la consommation d'énergie • Un baril = 159 litres de pétrole brut • Réserves prouvées : réserves que l'on sait exploiter dans les conditions économiques et techniques actuelles • Peak oil (pic pétrolier) : moment à partir duquel on aura consommé la moitié des réserves et où, théoriquement, la production va commencer de décliner • Consommation mondiale annuelle de pétrole : 35 milliards de barils ; les découvertes représentent l'équivalent de 10 à 15 milliards de baril  Date de publication : 06/02/2012
Les panneaux photovoltaïques fabriqués à partir d'éléments végétaux pourraient un jour servir d'alternative simple et peu coûteuse aux capteurs solaires traditionnels. Un moyen totalement nouveau d'aborder le photovoltaïque vient d'être développé grâce à une étroite collaboration entre le Massachussets Institute of Technology (MIT) et l'EPFL. En utilisant la protéine nécessaire à la photosynthèse chez les végétaux, un chercheur du MIT, Andreas Mershin a mis au point un moyen de produire du courant électrique. Il vient ainsi d'ouvrir la voie à une nouvelle façon simple et peu coûteuse de reproduire l'énergie solaire. Ces recherches viennent compléter les travaux commencés il y a huit ans par Shuguang Zhang dans le Center for Biomedical Engineering du MIT et le professeur Michael Graetzel de l'EPFL. Elles seront publiées cette semaine dans le journal scientifique en libre accès Scientific Reports. Lors de ses premières recherches, Shuguang Zhang était parvenu à isoler un grand nombre de molécules, regroupées sous le nom de photosystème-I (PS-I), les minuscules structures d'une cellule végétale, qui permettent la photosynthèse. Le chercheur et ses collègues ont extrait le PS-I de plantes et l'ont stabilisé chimiquement, puis ils en ont déposé une couche sur un substrat de verre. Ce dispositif s'est révélé capable de produire du courant électrique lorsqu'il est exposé à la lumière, comme une cellule solaire classique. L'étape suivante consistait à trouver un moyen d'amplifier ce courant. Dans le laboratoire de Michael Graetzel, Andreas Mershin est arrivé à adapter un substrat photovoltaïque bien plus efficace pour absorber la lumière solaire. Ce substrat est comparable à celui utilisé dans les cellules solaires à colorant, dites « cellules Graetzel », spécialité de ce laboratoire, mais la substance PS-I est radicalement différente du colorant utilisé habituellement. Le défi apporté par une telle modification a permis d'améliorer également ces cellules solaires à colorant, en particulier grâce au développement d'un mécanisme qui transporte les électrons plus efficacement entre les extrémités des pôles, comme dans une pile. Une « forêt » de nanofils Andreas Mershin a en effet pu créer une minuscule « forêt » de nanofils d'oxyde de zinc (ZnO), ainsi qu'une nanostructure de dioxyde de titane (TiO2) de type spongieux, enrobée d'une matière organique dérivée de bactéries, chargée de capter la lumière. Les nanofils ont servi non seulement de support pour la matière organique, mais aussi de câbles pour véhiculer les électrons produits par les molécules à l'intérieur de la couche de matière organique, à partir desquels celle-ci pourrait être reliée à un circuit. « C'est une sorte de nano-forêt électrique », explique le chercheur. Selon lui, le procédé a été tellement simplifié que pratiquement n'importe quel laboratoire pourrait le reproduire ? y compris des laboratoires de sciences à l'université, et même dans les écoles ? permettant aux chercheurs partout dans le monde de commencer à étudier ce procédé et de proposer d'autres perfectionnements. « L'efficacité du nouveau système est 10 000 fois supérieure à la version précédente, bien qu'il ne convertisse pour l'heure que 0,1% de l'énergie solaire en électricité. Cependant, 1 à 2 pour-cent d'efficacité seront suffisants pour que l'on puisse imaginer une utilisation commerciale, car les ingrédients ne coûtent presque rien et le procédé de fabrication est particulièrement simple », précise Andreas Mershin. Ces recherches ont été financées en partie par une subvention sans restriction octroyée par la société Intel et ont aussi bénéficié de la participation de chercheurs de l'University of Tennessee.  Date de publication : 06/02/2012
Alors qu'un froid intense touche la France et que les besoins en électricité atteignent des sommets, "le parc éolien fournit une quantité d'électricité particulièrement importante et contribue de manière significative à l'équilibre offre demande" a indiqué vendredi dernier dans un communiqué, le Syndicat des énergies renouvelables (SER). Selon l’association qui regroupe plus de 500 adhérents, dont 230 adhérents dans le secteur éolien, le parc éolien a couvert le jeudi 2 février en moyenne 4 % de nos besoins en électricité (taux atteint y compris lors de la pointe de consommation de 19h), en parvenant à des puissances de production de plus de 4000 MW, alors que la température moyenne en France a été de ? 4°C : "c'est l'équivalent de deux fois la puissance électrique consommée par la ville de Paris." En conséquence, cette production réduit d'autant le recours aux centrales thermiques (charbon, gaz et fioul), polluantes et au coût de production élevé, ainsi que les importations d’électricité, tient à rappeler le SER. La situation actuelle démontre une nouvelle fois que les périodes de grand froid ne sont pas synonymes d'une absence de production éolienne. RTE l'avait constaté dès 2007 et le rappelle régulièrement depuis : « L’analyse météorologique à l’échelle nationale ne montre pas que les périodes de froid intense s’accompagnent systématiquement de faibles productions éoliennes ». Au contraire, la production éolienne est en moyenne plus élevée durant ces périodes.* Le dispositif IPES (pour l'insertion de la production éolienne et photovoltaïque sur le système) mis en place par RTE permet de prévoir chaque jour et de manière satisfaisante la production éolienne sur le territoire et d'y adapter les besoins restants. Ainsi, le parc éolien participe à l'équilibre offre vs demande. C'est ce que rappelle le RTE dans le Bilan Prévisionnel*, en précisant « qu'en France, 25 000 MW** d’éoliennes ou 5 000 MW d'équipements thermiques apparaissent équivalents en termes d’ajustement du parc de production ». * Source : Bilans Prévisionnels des années 2007, 2009, 2011 ** Objectif 2020 du Grenelle de l’environnement  Date de publication : 06/02/2012
Des physiciens franchissent une nouvelle étape vers la réalisation du futur réacteur ITER en réussissant à prévenir la formation d’instabilités à l’intérieur d’un réacteur à fusion nucléaire. Les chercheurs sont parvenus à stopper la croissance des instabilités au c?ur d’un réacteur à fusion, une prouesse inédite ! Comment y sont-ils parvenus ? Retour sur cette énergie aussi prometteuse que complexe à maîtriser. La fusion cherche à reproduire l’énergie du Soleil dans un réacteur. Lorsqu’il est chauffé à plusieurs millions de degrés, le gaz devient ce qu’on appelle un plasma. Il arrive qu’une instabilité apparaisse, grandisse et perturbe assez le plasma pour que celui-ci vibre, malgré le champ magnétique utilisé pour le contenir. S’il touche les parois du réacteur dans lequel il se trouve, le plasma se refroidit rapidement et crée alors des forces électromagnétiques importantes dans la structure de la machine. Le défi était de réduire les instabilités à l’intérieur même du plasma pour qu’elles ne croissent pas, tout en permettant au réacteur de fonctionner. Il fallait donc travailler avec la configuration particulière des réacteurs, où le plasma est très fortement confiné par le champ magnétique. Jonathan Graves et ses collègues du Centre de recherches en physique des plasmas de l’EPFL ont ajusté une antenne qui émet un rayonnement électromagnétique pour juguler ces instabilités à leur apparition directement dans la région où elles se forment, sans perturber le reste de l'installation.  [ Cliquez sur l'image pour zoomer ] De la théorie à la pratique Les physiciens ont d’abord réalisé des simulations pour vérifier dans quelle mesure la fréquence du rayonnement et l’endroit où il est appliqué permet de supprimer les instabilités. Ensuite, ils ont réalisé des tests pour confirmer leurs calculs. L’intérêt de leur approche est d’avoir utilisé des antennes servant à chauffer le plasma et déjà présentes dans le Joint european torus (JET), le plus grand réacteur en fonction actuellement. Résultat surprenant, les simulations et les tests ont montré qu’il est possible de combiner chauffage et suppression des instabilités en dirigeant le rayonnement non pas exactement au centre du plasma, mais légèrement à côté. Les prochaines étapes consistent à ajouter un système de détection pour permettre de neutraliser les instabilités en temps réel sur de plus longues durées. Ces avancées pourront ensuite être implémentées sur le réacteur à fusion ITER, en développement dans le Sud de la France. Source : Control of magnetohydrodynamic stability by phase space engineering of energetic ions in tokamak plasmas, J.P. Graves, I.T. Chapman, S. Coda, M. Lennholm, M. Albergante & M. Jucker, Nature Commun. *3*, 624 (2012). DOI : 10.1038/ncomms1622  Date de publication : 06/02/2012
La polémique sur le retard d'application des tarifs sociaux du gaz et de l'électricité a pris de l'ampleur la semaine dernière, alors que le Ministre chargé de l'Energie, Eric Besson, a tout démenti. Au 1er janvier 2012, deux évolutions devaient avoir lieu. Le premier tout d'abord concernait le tarif social du gaz, dont la revalorisation a été portée à 10 %. Ensuite, les tarifs sociaux du gaz et de l'électricité devaient être appliqués automatiquement par les fournisseurs d'énergie, sans qu'il soit besoin de déposer un dossier de demande, grâce à la consultation automatique des fichiers de la Caisse Nationale d'Assurance Maladie et de la Mutualité Sociale Agricole. Le problème demeurait que le décret allant dans ce sens n'avait toujours pas été publié. "Nous sommes en février et un million de foyers sont toujours privés du tarif social, alors qu’ils remplissent les conditions. Une fois de plus, on en est resté à l’effet d’annonce. Je demande au gouvernement de sortir en urgence les décrets nécessaires" avait déclaré Eva Joly. D'ailleurs, la candidate écologiste à la présidentielle propose une tarification progressive, pour garantir à tous un accès aux services énergétiques, tout en décourageant le gaspillage. Ainsi, le premier kWh d’électricité ou de gaz sera peu cher, tandis que le gaspillage le sera beaucoup plus . Mais selon le Ministre, le fameux décret sera publié dans les prochaines semaines et s'appliquera bien aux consommations à compter du 1er janvier 2012. "Un certain nombre d'articles de presse ont suggéré que la non publication de ce décret au 1er janvier 2012 signifiait un retard dans l’application des tarifs sociaux à compter de cette date. C'est totalement faux" a indiqué Eric Besson dans un communiqué. Le nombre de foyers bénéficiaires devrait ainsi doubler, la moitié des foyers éligibles ne déposant pas de demande. L'ensemble des ménages dont les revenus sont inférieurs aux plafonds de la CMU complémentaire sont éligibles et seront bénéficiaires grâce à cette automatisation. Actuellement, environ 600 000 foyers bénéficient du tarif social de l'électricité et 300 000 autres bénéficient du tarif social du gaz. Le tarif social de l'électricité a été mis en place en 2005. Le Gouvernement l'a revalorisé de 10 points au 1er janvier 2011, portant la réduction moyenne à 90 euros par an. Quant au tarif social du gaz, il a été créé en 2008 par le Gouvernement, qui l'a revalorisé de 20 % au 1er avril 2011 et de 10 % au 1er janvier 2012. La réduction est de 156 euros par an pour un foyer chauffé au gaz. Le Gouvernement a aussi constitué un fonds de rénovation thermique des logements anciens pour les ménages modestes, doté de 1,35 milliard d’euros. En avril 2011, il a été lancée une prime à la casse de 250 euros pour les chaudières usagées. « Les tarifs sociaux bénéficient aujourd’hui à plus de 600 000 ménages pour l’électricité et à 300 000 ménages pour le gaz. Cela représente la moitié seulement des foyers éligibles. Le Gouvernement a souhaité franchir une étape supplémentaire dans la lutte contre la précarité énergétique, en mettant en place un dispositif d’attribution automatique des tarifs sociaux, y compris aux ménages qui ne déposent pas de dossier de demande. Depuis le 1er janvier 2012, tous les Français qui y ont droit vont en bénéficier automatiquement », a déclaré Eric Besson.  Date de publication : 06/02/2012
A l'occasion du bilan de l'électricité française pour l'année 2011, RTE (Réseau de Transport de l'Electricité) a présenté l'état du développement du parc éolien français, qui à fin 2011 a couvert 2,5 % de notre consommation électrique avec 6640 MW raccordés. L’année dernière, le parc éolien français a progressé de 875 MW contre 1200 MW en 2010*. Cela représente une chute très préoccupante de 30% des MW annuellement raccordés. Ce rythme de développement est très insuffisant selon le SER (Syndicat des Energies Renouvelables) : "c’est 1 350 MW par an qu’il nous faudrait raccorder pour être au rendez-vous du Grenelle de l’environnement qui fixe à la filière un objectif de 19 000 MW terrestres en 2020." Un faisceau de raisons expliquent le résultat très médiocre de cette dernière année selon t-elle : "certes la difficulté de raccordements due au manque de capacité d’accueil des réseaux électriques et la conjoncture économique ont constitué des freins, mais ces explications ne sont pas suffisantes." En fait, les recours contre les parcs et contre les décisions de création de ZDE (Zones de Développement de l’Eolien) atteignent aujourd’hui 42 % contre 35 % en 2009. Et dans plus de 75 % des cas, l’annulation du projet ou de la ZDE est refusée par le Tribunal administratif. C'est pourquoi le SER estime que "ces contentieux abusifs retardent de plusieurs années le démarrage des chantiers." Dans un tel contexte, les nouvelles dispositions de la loi Grenelle 2, parmi lesquelles la soumission des éoliennes à la procédure ICPE (installations classées pour la protection de l’environnement), l’obligation de réaliser des parcs de 5 éoliennes minimum et le ralentissement de la délivrance de nouvelles ZDE, dû notamment à l’attente de l’achèvement des volets éoliens des schémas régionaux, présagent d’une croissance du parc bien en deçà du rythme nécessaire à l’atteinte de l’objectif du Grenelle, déplore encore le Syndicat représentatif. Face à ces perspectives, Jean-Louis BAL, Président du SER, et Nicolas WOLFF, Président de FEE, la branche éolienne du SER, demandent « la suppression de la règle des cinq éoliennes minimum et celle des ZDE, une fois les schémas régionaux éoliens adoptés. »  Date de publication : 06/02/2012
Le représentant des industries consommatrices d'énergie en France, l'UNIDEN, ont indiqué vendredi dans un communiqué que "le seul choix rationnel" restait "la prolongation de la durée de vie des centrales (nucléaires) existantes." La Cour des Comptes a indiqué dans son rapport sur les coûts de la filière électronucléaire « (…) que la durée de fonctionnement des centrales du parc actuel constitue une donnée majeure de la politique énergétique. Elle a un impact significatif sur le coût de la filière en permettant d’amortir les investissements sur un plus grand nombre d’années. D’autre part, elle repousse dans le temps les dépenses de démantèlement et le besoin d’investissement dans de nouvelles installations de production. » Autrement dit, "les dividendes du choix stratégique du nucléaire sont encore devant nous" tient à préciser l'UNIDEN, avant d'ajouter : "Ils seront particulièrement bienvenus pour contribuer à arrêter l'hémorragie d’emplois industriels (700 000 emplois industriels détruits ces dix dernières années) et à maintenir des filières électro-intensives en France." "La production électronucléaire est facteur d'attractivité pour l'investissement industriel, car elle apporte la compétitivité des coûts de production (y compris après prise en compte des augmentations prévisibles à moyen terme, soulignées par la Cour), une absence de risque carbone, la disponibilité d’une production électrique de base de forte puissance, le tout dans un cadre prévisible. Aucune source d’énergie alternative ne répond à l'ensemble de ces exigences" affirme l'Union des industries utilisatrices d'énergie. Enfin, elle encourage non seulement "l'option nucléaire en engageant les efforts de pédagogie nécessaires auprès de l'opinion et les investissements de renforcement de la sécurité", mais également la prolongation de la durée de vie des centrales électronucléaires de 40 à 60 ans.  Date de publication : 06/02/2012
EDF EN, la filiale d'EDF spécialisée dans les énergies renouvelables semble avoir abandonné le projet d'implantation d'une centrale photovoltaïque géante dans la plaine gardoise de Beaucaire, en Camargue. Alors que la centrale était initialement prévue pour être installée sur plus de 700 hectares de rizières, EDF EN a finalement décidé de retirer la demande de permis de construire auprès de la préfecture du Gard. Le projet titanesque du Beaucaire aurait réclamé d'importantes ressources dont un investissement financier dépassant les 650 millions d'euros. En contrepartie, la centrale solaire d'une puissance de 261 mégawatts crête (MWc) aurait dans un premier temps créé localement "des centaines d'emplois" durant la construction avant de générer à terme suffisamment d'électricité pour alimenter 160.000 foyers à l'horizon 2013. La baisse de rentabilité occasionnée par un tarif d'achat de l'énergie photovoltaïque plus faible, associée aux réserves émises par les différentes commissions administratives d'enquête, notamment sur l'impact environnemental que représente ce type de projet sur un site naturel de Camargue auront donc eu raison d'EDF. Pour autant, le maire divers droite de Beaucaire, Jacques Bourbousson ne baisse pas les bras et continue de croire à ce projet. Selon lui, "le retrait est momentané. Un autre permis sera déposé d'ici juillet". [ Photo : centrale photovoltaïque des Mées - Alpes de Haute Provence ]  Date de publication : 06/02/2012
Un article récemment publié dans "Nature Chemistry" par une équipe de recherche basée à l'Université de Stockholm (suède) et à l'Université polytechnique de Valence (Espagne) a dévoilé un nouveau matériau poreux qui témoigne de ses propriétés uniques pour convertir directement l'essence en diesel. Le matériau zéolite présenté possède une structure atomique extrêmement complexe qui ne peut être visualisé qu'à l'aide d'un microscope électronique où un faisceau d'électrons est « transmis » à travers un échantillon très mince.[BRK1] L'aluminosilicate, nommé ITQ-39, est un minéral composé d'aluminium, de silicium et d'oxygène. Il appartient à la classe du zéolite qui possède une structure poreuse permettant aux molécules suffisamment petites de passer à travers. A ce moment précis, ces molécules peuvent interagir avec d'autres molécules afin d'obtenir le produit voulu. Le nouveau matériau intégre des canaux de taille variable et de forme dans différentes directions. Ces canaux de différentes formes font que la molécule transportée à l'intérieur du matériau pourra être bornée de différentes manières, selon la direction où elle se déplace. L' ITQ-39 deviendrait le matériau Zéolite le plus complexe jamais découvert. Sa structure a été trouvée par une équipe de l'Université de Stockholm dirigée par le professeur Zou Xiaodong, avec une technique de microscopie à faisceau d'électrons. Sur un microscope électronique, les cristaux extrêmement ténus peuvent être étudiés, dans ce cas, jusqu'à 2 nanomètres. Contrairement à la plupart des autres matériaux cristallins, ce qui rend un tel matériau complexe a été sa structure non ordonnée de type chaotique. Aussi, pour être en mesure de comprendre la matière dans ses moindres détails, cela nécessite à la fois un modèle dont les atomes sont disposés dans les zones peu ordonnées et un modèle dont ces domaines sont ensuite reliés entre eux dans les cristaux. Ce chaos peut être étudié à l'aide d'images à haute résolution prises avec un microscope électronique qui peut ensuite servir de base pour créer un modèle de la structure atomique de la matière. C'est ce que les chercheurs Tom Willhammar, Junliang Soleil, Wan Wei, Peter Oleynikov, Daliang Zhang, Xiaodong et Zou l'Université de Stockholm ont présenté dans le dernier numéro de la revue scientifique Nature Chemistry. D'autre part, le matériau qui a été fabriqué par une équipe de recherche de l'Université Polytechnique de Valence, s'est avéré être un excellent convertisseur catalytique pour transformer l'essence en diesel. C'est donc un processus qui est devenu de plus en plus important avec la croissance avérée de la demande de diesel au cours des dernières années. Le projet a été financé par le Conseil suédois de la recherche, VINNOVA, la fondation Göran Gustafsson, la fondation Knut et Alice Wallenberg. Un mot sur la Zéolite : Du grec "Zeô" - Bouillir et "lithos" - Pierre, le minéral signifierait donc "pierre bouillante". La zéolite est un nom donné pour un groupe de minéraux naturels ou synthétiques constitués d'une structure cristalline. Ils se composent principalement de silicate d'aluminium et comptent quelque 60 minéraux d'origine naturelle et plus d'une centaine d'origine synthétique. Les zéolithes contiennent de nombreux pores et canaux de taille nanométrique et peuvent être utilisées dans les convertisseurs catalytiques, les échangeurs d'ions, et les adsorbants. C'est en raison des nombreux pores et canaux qui se croisent que les zéolithes possèdent une très grande surface interne. En effet, un gramme de zéolite est l'équivalent d'une surface d'environ un demi-terrain de football ! Title of the article : "Structure and catalytic properties of the most complex intergrown zeolite ITQ-39 determined by electron crystallography" Nature Chemistry 2012 (DOI : 10.1038/NCHEM.1253)[BRK2]  Date de publication : 06/02/2012
Q-Cells, l'allemand fabricant de cellules photovoltaïques en grande difficulté de trésorerie a annoncé mercredi avoir trouvé un compromis avec ses créanciers, dans la mesure où ces derniers vont prendre le contrôle d'au moins 95% des actions, en échange d'un abandon de dettes correspondantes. L'industriel allemand s'engage dans un premier temps à rembourser 20 millions d'euros aux détenteurs des obligations qui arrivent à échéance à la fin du mois de février, soit 10% de la valeur totale des titres. Les créanciers s'engagent pour leur part à renoncer à leurs titres obligataires couvrant les échéances 2012, 2014 et 2015 en échange de quoi, ils vont prendre possession de la société (soit environ 95% du du capital actions émis par Q-Cells). On apprend par l'AFP, que les trois dettes cumulées représentent une valeur de 580 millions d'euros et que les créanciers constituent des investisseurs institutionnels sans plus de précisions. Par ailleurs, Q-Cells entend récupérer un montant de 200 millions d'euros sur plusieurs années, par les seules cessions d'actifs et cela dans le but de les reverser à ses créanciers. A cette annonce, le cours de l'action Q-Cells a bondi de 34% à 0,45 euros (15H00), une hausse toutefois marginal dans la mesure où l'action avait tutoyé les 100,00 euros en décembre 2007. Un analyste de Warburg Research cité par l'agence Dow Jones Newswires rappelle que "si le sauvetage est à première vue une bonne nouvelle, il s'agit en réalité d'un désastre pour les actionnaires, puisque ceux-ci vont voir leur part du capital réduite à seulement 5%." La société a d'ailleurs convoqué ses actionnaires le 9 mars prochain afin de les informer que les fonds propres sont devenus négatifs. Créée en 1999 et implantée dans une zone industrielle de l'ancienne Allemagne de l'est, la compagnie Q-Cells emploie actuellement 2.400 personnes dans le monde. La filiale française comprend des bureaux commerciaux en Région Parisienne et à Marseille, ainsi qu'un bureau d'étude à Lyon.  Date de publication : 06/02/2012
Imaginez que vous devez concevoir et construire un véhicule capable de parcourir une distance maximum avec un minimum de carburant. Cela paraît difficile ? C'est pourtant ce que plus de 3.000 étudiants venus de toute l'Europe s'apprêtent à faire en mettant à l'épreuve leur talent de conducteurs et leurs connaissances scientifiques sur un tout nouveau circuit urbain conçu pour le Shell Eco-marathon 2012.[BRK1] Pour la première fois cette année, l'épreuve se déroulera dans les rues d'une ville : le grand public pourra ainsi y assister en direct, tandis que les étudiants mettront en pratique sur la voie publique leurs connaissances en matière d'efficacité énergétique. Cette 28ème édition du Shell Eco-marathon Europe, précédemment organisée en Allemagne, se déroulera du 17 au 19 mai dans une nouvelle cité hôte, Rotterdam, aux Pays-Bas. Une première en Europe Le choix d'un circuit urbain, une première dans l'histoire du Shell Eco-marathon Europe, introduit des difficultés nouvelles pour les 227 équipes concurrentes, originaires de vingt-quatre pays. Un nouveau standard sera ainsi établi pour les prochaines années. Confrontées à cinq virages à 90° sur le parcours, les équipes devront cette année faire preuve de virtuosité au volant, car le freinage, les accélérations et les virages interviendront pour 50 % dans les résultats. En s'affichant dans la rue, le Shell Eco-marathon Europe se rapproche du public et démontre que l'efficience énergétique et la mobilité auront un jour des applications pratiques. Un nouveau site Shell a trouvé en la ville de Rotterdam un partenaire idéal. Habituée depuis des années à accueillir des manifestations et des festivals de grande ampleur, elle vise en outre à devenir la Capitale verte de l'Europe en 2014. « Rotterdam est fière d'accueillir un événement aussi important et aussi significatif que le Shell Eco-marathon Europe », a déclaré Alexandra van Huffelen, adjointe au maire de la cité néerlandaise. « Nous encourageons constamment toutes sortes d'initiatives de mobilité durable visant à améliorer la qualité de l'air, à réduire les nuisances sonores et à diviser par deux les émissions de CO2, et cette épreuve fait aussi écho à un engagement que nous avons pris : devenir la cité portuaire la plus durable du monde en 2014. Nous sommes convaincus que l'emplacement du circuit et la démarche professionnelle de Shell attireront de nombreux visiteurs de toute l'Europe. » Trois jours d'épreuves Le Shell Eco-marathon semble être de plus en plus apprécié du grand public. Pour les équipes, l'épreuve européenne de cette année mettra donc en jeu davantage que le défi des économies de carburant : elle donnera à des gens de tous âges, venant de toute l'Europe, une occasion exceptionnelle et enrichissante de découvrir l'avenir de l'énergie et de la mobilité, à l'aide de différentes activités interactives proposées au public. « Avec le Shell Eco-marathon, nous voulons travailler ensemble à des solutions durables aux problèmes énergétiques du monde », a ajouté Peter Voser, PDG de Royal Dutch Shell plc. « Grâce à la créativité de la nouvelle génération d'ingénieurs et à notre partenariat avec la ville de Rotterdam, nous voudrions mettre en lumière le talent avec lequel l'Europe conçoit des démarches innovantes pour l'avenir de l'énergie. »  Le Shell Eco-marathon Europe 2012 bénéficie du soutien de Michelin, fournisseur de pneumatiques sur mesure pour les véhicules participant à l'épreuve, et de celui du groupe Linde, qui procure l'hydrogène utilisé comme combustible. 63 équipes françaises ont été sélectionnées pour l'édition 2012 du Shell Eco-marathon Europe. · Catégories
Prototypes : 48 - Urban-Concepts : 15 · Classes d'énergie - Électricité : 9
Diesel : 5
Éthanol E100 : 6
Essence : 31
Hydrogène : 9
Solaire : 3[BRK2]  Date de publication : 06/02/2012
Après le SER et son livre blanc sur les énergies renouvelables, c'est au tour de l'Union Française des Industries Pétrolières (UFIP) de s'inviter dans le débat énergique en cette année 2012 qui sera marquée par deux élections majeures pour le pays. L'UFIP propose un livret intitulé « L'industrie pétrolière en France - Contribution au débat sur l'énergie », présenté le 1er février 2012, à l'occasion de la conférence de presse annuelle de son président, Jean-Louis Schilansky. "Dans les décennies à venir, la demande mondiale en énergie sera croissante, entraînée par le développement des nouvelles puissances économiques. Toutes les énergies devront être mobilisées pour répondre à cette croissance de la consommation. Au coté des autres énergies et des efforts d'efficacité énergétique et de maîtrise de la consommation, le pétrole jouera un rôle clé" indique en préambule l'UFIP. Si la France se révèle disposer de ressources en hydrocarbures sur son territoire en métropole ou outre-mer, l'UFIP recommande que "le pays se donne tous les moyens de les mettre en valeur pour contribuer à réduire sa dépendance énergétique, pour améliorer sa balance commerciale et assurer des retombées économiques locales significatives." Par ailleurs, l'industrie du raffinage possède un rôle stratégique dans la chaîne de valeur pétrolière et contribue "fortement" à la sécurité d'approvisionnement de la France. Cette dernière connaît une crise sans précédent en Europe et en France. Pour conserver un outil performant et compétitif, l'UFIP souligne que "la France doit éviter à tout prix de pénaliser son industrie par rapport à ses concurrentes en Europe et dans le monde." Ensuite, la logistique pétrolière, ports maritimes, dépôts et oléoducs, demeure un élément clé de la sécurité d'approvisionnement du pays. Elle a été soumise à rude épreuve durant la crise de l'automne 2010 et a montré alors sa capacité d'adaptation mais aussi des vulnérabilités. Pour l'UFIP, "la mise en place d'un service minimum dans les grands ports maritimes renforcerait la fiabilité de la logistique pétrolière au bénéfice des consommateurs français." Enfin, la distribution de carburants en France est un secteur où la concurrence reste très vive entre les réseaux pétroliers, les indépendants et la grande distribution. Le consommateur en bénéficie, mais elle a pour conséquence directe la disparition progressive des stations-service de proximité. Pour continuer d'assurer au consommateur, un service de proximité au meilleur prix, l'UFIP propose qu'une "attention particulière soit portée au maintien d'un réseau de distribution diversifié." "Il est crucial que notre pays dispose d'une industrie pétrolière dynamique qui assure la sécurité de son approvisionnement en pétrole, et apporte sa contribution à l'emploi et à l'économie de manière forte et durable" a déclaré à l'occasion de cette publication, Jean-Louis Schilansky. "Avec près de 200 000 emplois directs et indirects en France, l'industrie pétrolière contribue de manière importante à l'économie, à l'emploi du pays et au service des consommateurs." Le livre blanc de l'UFIP est téléchargeable à cette adresse internet : >>> ICI  Date de publication : 06/02/2012
Le pétrolier Total a annoncé jeudi le lancement du développement du champ "Hild", situé en Mer du Nord norvégienne, pour un investissement géant de l'ordre de 3,34 milliards d'euros (25,6 milliards de NOK). Le développement, réalisé par 115 mètres d'eau de profondeur, permettra de mettre en production un gisement de gaz à condensats et un gisement d'huile. Il comprend l'installation d'une plateforme intégrée regroupant les têtes de puits, les installations de production et les quartiers d'habitation. Le gaz après traitement sera exporté vers le terminal de St Fergus en Grande Bretagne via une nouvelle conduite, qui sera connectée au gazoduc reliant le champ de Frigg à la Grande Bretagne (FUKA). Les liquides seront envoyés vers un bateau de stockage où l'eau sera séparée de l'huile avant d'être réinjectée, l'huile étant ensuite enlevée par des tankers. Les réserves du champ de "Hild" sont évaluées à environ 190 millions de barils équivalent pétrole (bep). Le démarrage de la production est attendu pour fin 2016, avec 100 000 bep par jour produits en pic. Total détient une participation de 51 % dans cette licence* aux côtés des norvégiens Petoro (30 %) et Statoil (19 %). « Le développement du champ de Hild est une étape importante pour Total en Norvège et a été rendu possible grâce à d'importants progrès technologiques. Notre capacité d'innovation nous ouvre de nouvelles opportunités dans les eaux norvégiennes, où Total va continuer à investir en moyenne 2 milliards de dollars par an pendant les cinq prochaines années. La Norvège va rester dans les années à venir l'un des plus importants contributeurs à la production du Groupe » a déclaré Patrice de Viviès, directeur Exploration-Production pour l'Europe du Nord.  Le Groupe veillera à réduire l'empreinte environnementale de ses opérations, dans le cadre de son engagement en faveur du développement durable. Ainsi, l'électricité nécessaire au fonctionnement des installations de Hild proviendra du réseau terrestre norvégien grâce à un câble sous-marin de 170 kilomètres de long : cette distance constitue un record mondial pour la fourniture de courant alternatif (AC) à une plateforme pétrolière en mer. Ce choix technologique est en ligne avec les objectifs des autorités norvégiennes de réduction des émissions de CO2 générées par les activités pétrolières en mer. Le câble intégrera aussi une liaison par fibre optique qui permettra de contrôler les installations en mer à partir du centre d'opération de Total à Stavanger. Le développement reste encore soumis à l'approbation du ministère du Pétrole et de l'Energie et du parlement norvégien (Storting). * opérateur de la licence de Hild  Date de publication : 06/02/2012
Le consortium franco-russe Alstom-Atomenergomash (AAEM) a annoncé la signature d'un accord pour la fourniture de l'îlot conventionnel des unités N°1 et N°2 de la centrale nucléaire Baltic à Kaliningrad devant entrer en service en 2016 et 2018. Le montant total du contrat s'élève à plus de 35 milliards de roubles (doit environ 875 millions d'euros). L'accord signé prévoit la fourniture par AAEM des turbines à vapeur ARABELLE d'Alstom, des générateurs, des condensateurs, des groupes séparateurs-surchauffeurs et autres équipements auxiliaires. Sur la base des accords conclus précédemment entre les parties française et russe et en conformité avec le programme de localisation de la production des turbines ARABELLE en Russie, la majorité des équipements seront fabriqués en Russie. Alstom précise que la part d'équipement produit en Russie s'élèvera à plus de 50% et pourra atteindre 70% à l'avenir. En contrepartie, l'accord signé par AAEM prévoit que certains types d'équipements seront produits par Alstom dans son usine de Belfort en France. "L'accord signé aujourd'hui illustre le succès de la coopération entre Rosatom et Alstom qui a pour objectif de développer les technologies de pointe en Russie. La centrale nucléaire Baltic est l'un des projets d'investissements les plus importants et l'utilisation de la technologie de l'ARABELLE contribuera à attirer les investisseurs étrangers. Cette coopération constitue un élément déterminant pour assurer la sécurité énergétique de la région de la Baltique et améliorer la compétitivité de l'industrie russe. Cela permettra de créer des centaines d'emplois et d'alimenter en commandes la filiale nucléaire russe", a déclaré Kirill Komarov, Directeur général adjoint en charge du développement international de Rosatom. "Ce contrat marque une étape essentielle pour notre société commune en Russie. La longue expérience d'Alstom dans la conduite de ce type de projet sera déterminante pour développer avec succès les compétences d'AAEM en matière de fabrication et d'installation d'équipements pour « îlots conventionnels » basés sur la technologie de notre turbine ARABELLE", a souligné Patrick Kron, Président-Directeur général d'Alstom. Baltic est le premier projet de centrale nucléaire qui impliquera des acteurs étrangers en Russie. La centrale couvrira non seulement les besoins en électricité de la région de Kaliningrad, mais permettra également d'exporter vers les pays baltes et l'Europe du nord. La centrale nucléaire Baltic est basée sur le projet de centrale AES-2006 qui utilise la technologie des réacteurs pressurisés VVER-1200 (conçus par le bureau d'études Hydropress). Elle aura une capacité de 2 x 1200 MW. ** NIAEP, filiale d'ingénierie de Rosatom, assurera la construction de la centrale.  Date de publication : 06/02/2012
GDF Suez, le groupe énergétique français, a annoncé jeudi le développement de 2 nouveaux parcs éoliens en europe de l'est, l'un basé en Roumanie (48 MW) et l'autre situé en Pologne (51 MW). En Pologne, le parc de Pagow permettra de doubler la capacité éolienne du Groupe, après les parcs de Jarogniew-Moltowo (20 MW) et de Wartkowo (30 MW) inaugurés en 2011, et de poursuivre son développement dans les énergies renouvelables. En Roumanie, le parc éolien de Gemenele sera mis en service en 2012. Il marque l'entrée du Groupe dans la production électrique en Roumanie, et montre par la même occasion le potentiel roumain dans les énergies renouvelables. "Le développement des projets éoliens du Groupe en Roumanie et en Pologne illustre la volonté de renforcer la diversification du mix énergétique de GDF Suez et de poursuivre son intégration sur les marchés porteurs en exploitant au mieux les savoir-faire et les synergies techniques du Groupe" a déclaré Gérard Mestrallet, PDG de GDF Suez. GDF Suez entend bien renforcer les énergies renouvelables dans son mix énergétique en Europe afin d'atteindre son objectif visant à augmenter les capacités renouvelables installées du Groupe de 50% d’ici 2015 par rapport à 2009.  Date de publication : 06/02/2012
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